mercredi 8 octobre 2014

Dernier chapitre

Raison et sentiments

Nous partons comblés, sans regrets, car d'une part nous savions bien que cette expatriation aurait une fin, mais aussi et justement à cause de cela, nous avons saisi toutes les occasions qui se présentaient à nous en visitant ce continent qui a tant de belles choses à offrir. Et pourtant...
Le poids de l'émotion n'est pas qu'une expression. On aurait pu partir comme ça sans dire vraiment au revoir, cela aurait été plus confortable, plus léger. Quand on occulte ses émotions on parvient souvent à les atténuer. Mais pourquoi anesthésier ses sentiments ? Par pudeur ? Les endroits qu'on a aimé, tout comme les gens qui ont eu de l'importance dans votre vie, il faut leur témoigner votre affection.  C'est donc le cœur lourd que chacun à notre façon  avons dit au revoir. Jean-Louis le boss qui ne bosse plus à Boston a décidé de prendre des photos des lieux ordinaires, oui, il faut se rappeler des petites choses du quotidien, on y était si bien!

 
Quant à Danielle, elle a remis ses pas dans les traces de vos pas et refait un dernier tour de tous ces lieux que vous avez tant appréciés, vous tous, qui êtes venus, et vous autres, les lecteurs anonymes. Freedom trail, Harvard sous ses belles couleurs d'automne, la cour carrée de la Boston Public Library, le Public Garden, etc... Toutes les belles images du grand livre Boston, qui maintenant va aller rejoindre les autres tomes de notre chemin dans la grande bibliothèque de notre vie. Boston y tiendra une place de choix.

Ce blog est terminé. Nous retournons dans l'anonymat de la vie, dans notre cher Vercors, d'où nous allons rêver à d'autres voyages qui pourraient bien faire renaître une nouvelle édition de "nos impressions....." Et n'oubliez pas que les rêves, quand on les désire très fort, ils finissent parfois par se réaliser.

Bises à tous !
Danielle et Jean-Louis. 

Epilogue

 
« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. »
                                                                                            Marcel PROUST

"And so, my fellow Americans: ask not what your country can do for you, ask what you can do for your country."

                                                John F.Kennedy, inauguration address, January 1961



Ce qui ne nous a pas manqué

La vendeuse d'intermarché qui ronchonne
Les incivilités courantes et l'indiscipline générale en France
Les magasins fermés entre midi et 2 heures
La vie politique française, les bétises de François
Le prix de l'essence et des péages
La culture de la grêve, des protestations et des manifestations
Les radars automatiques et le permis à points
Le rapport au travail, pas franchement cool et positif
Le pain, le vin et le fromage, car on trouve TOUT à Boston

Ce qui nous a manqué
 
Nos enfants, notre famille, nos amis
Voir grandir nos petits enfants
Les vrais marchés, façon croix-rousse
Le bleu du Vercors, les ravioles de Romans
De vraies montagnes, avec de la vraie neige et des vraies stations de ski
Des fermes avec des vaches, leur odeur et tout ce qui va avec
Des huitres vivantes, iodées, par douzaines
Des petits pois pleins de grosses graines, à faire cuire soi-même
La douche téléphone (surtout pour elle)
Des gens compétents, pour les formations linguistiques ou interculturelles, chez Best Buy, à la pharmacie, au boulot...
Le forfait freebox TV et téléphone à 30 €
Les yaourts natures, pas gélatineux

Ce qui va nous manquer

La lumière, l'éclairage de la nouvelle Angleterre
La Cote Est, le site de Boston, Cape Cod, Cape Ann 
New York comme une banlieue de Boston
Nos escapades d'hiver en Floride, en Louisiane
L'ouest américain et ses parcs nationaux
Les gens toujours positifs, ouverts et communiquants
L'enthousiasme de la caissière de Russo's (supermarché) le dimanche
Le homard a 5 $ la livre, vivant puis cuit par le Big Black Guy de chez Shaws
Nos visiteurs qui n'ont pas hésité à traverser l'atlantique
Marshalls, TJ Maxx, Home goods, the Home Depot
Les premium outlets de Wrentham ou de Merrimack (le Levi's à $30!)
Nos conditions de vrais expatriés
Notre GMC Acadia, pour promener nos visiteurs, pour transporter notre tandem
Notre appartement de Garrison square.

Ce qui ne va pas nous manquer

Les hivers de 5 mois, les printemps d'une semaine
Les étés humides comme en Chine
Les routes défoncées, les ponts rouillés,
Les poteaux électriques branlants
La plomberie, l'électricité, la climatisation des années 70 
Nos voisins qui promettent de nous inviter mais ne le font jamais
Tous leurs "awesome, amazing, tremendous, gorgeous et autres OMG"!!!!
La voix nasillarde et pointue des femmes
Leur manie de manger, lire, texter en conduisant, de rester sur la file de gauche, doubler à droite
Les queues à l'émigration, l'incompétence des RMV (pour le permis de conduire)
La double déclaration d'impôts 
La nuit qui tombe à 3h30 en hiver
Etre invité à diner au restau à 18h00
Penser au décalage horaire pour appeler la France
Le ''have a good night'' à 14h30
Leur manie de mettre de la cannelle partout.

mardi 7 octobre 2014

Avant dernier chapitre

Une semaine bouleversante

La date approche et tout se bouscule, les soirées d'adieux aux nouveaux amis qui vont devenir nos "anciens amis de Boston", une mémorable soirée surprise de Genzyme afin de fêter le départ de l'homme qui était tombé à pic pour nous entraîner dans cette belle aventure qui se termine maintenant. Un beau discours de ce dernier devant ses pairs à New York.


Qui peut souhaiter un plus beau crépuscule  que celui sur la skyline pour une fin de carrière ?


Le remue ménage-remue méninges qu'est le déménagement à quatre lots (valises - aérien - conteneur - garde meubles) et l'excitation de revoir notre famille, nos enfants et petits enfants.